La Fine Mousse

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L’art de la nourriture, à la différence de la peinture, de l’écriture et même de la musique, a un aspect éphémère qui lui est particulier : les ingrédients qui se trouvent dans la cuisine peuvent pourrir, et les créations du chef disparaissent au moment de la consommation. Pour un cuisinier, la difficulté reside dans la reproduction de chaque plat, tandis que pour un consommateur, il est souvent difficile, voire impossible, de se souvenir de toutes les saveurs et de toutes les textures des mets qu’il goûte lors d’un repas.

Pourtant, le restaurant La Fine Mousse, qui se situe dans le 11ème arrondissement, profite de l’évanescence de la nourriture pour proposer une carte qui change toutes les semaines, avec seulement six éléments (deux entrées, deux plats et deux desserts), ce qui permet au chef Victor Leclercq de n’utiliser que les ingrédients les plus frais de la saison. Pour le client, ce changement constant donne l’impression qu’il visite un nouvel établissement à chaque fois qu’il dîne dans ce restaurant. On peut choisir un menu entrée+plat+dessert (35€) ou un menu dégustation (deux entrées, deux plats et deux desserts, 42€), sachant que tous les mets qui figurent sur la carte sont faits avec soin et habileté. Il est vrai que cela ne permet pas au client de revivre une expérience gustative qu’il a déjà eue, mais c’est en effet la possibilité de découvrir de nouvelles créations culinaires qui donne envie de retourner.

En automne, c’est souvent le butternut qui est mis en valeur : sa douceur et sa texture crémeuse et légèrement granuleuse se prêtent à toutes sortes de soupes et de purées. Chez la Fine Mousse, il se mange avec des légumes marinées et un oeuf poché : l’acidité des légumes compense la richesse de la gourde et du jaune d’oeuf, et l’aspect croquant des légumes sert à ajouter une nouvelle texture à la purée de butternut. Pour les amateurs de fromage, il est possible de choisir une salade de feta avec des légumes marinées, un mariage harmonieux entre croustillant et friable, frais et onctueux, aigre et doux.

Parmi les plats que propose le chef, il y en a certains qui sont confectionnés à partir de viandes que l’on ne cuisine pas souvent à la maison, comme le cerf et la pintade. Le cerf est servi sous forme de ragoût, avec un écrasé de pommes de terre parsemé de petites légumes, ainsi qu’une sauce à base de vin rouge qui complète bien le goût de gibier de la viande. Il est vrai que la forme de ragoût enlève un peu à l’unicité de la texture du cerf, puisque les morceaux de viande deviennent trop petits et filandreux pour permettre au consommateur de distinguer toutes les différentes nuances quand il la mastique, mais le plat reste quand même singulier dans la présentation, dans la technique et dans le mélange d’ingrédients.

La pintade, un type de volaille qui est considérablement plus difficile à préparer que le poulet à cause de sa chair délicate, a une cuisson parfaite : comme toute viande cuite à la poêle, sa peau est croustillante et la viande en dessous reste tendre et juteuse. Elle est aussi servie avec un écrasé de pommes de terre, mais l’élément qui est presque aussi impressionnant que la pintade, ce sont les champignons qui l’accompagnent. Ce qui est remarquable, c’est l’umami qui frappe le palais : la couleur de la sauce fait penser à une sauce à base de vin rouge, mais en effet le goût des champignons ressemble plutôt à celui des champignons shiitake. Ils sont à la fois aigres et doux, mais cette aigreur est beaucoup plus moelleuse que celle d’un vinaigre.

Pour terminer le repas, un bon dessert ne se refuse pas : même après un repas copieux, on a toujours de la place pour une des créations sucrées du chef, qui sont à la fois raffinées et légères. Comme les entrées et les plats du menu, les desserts mettent en valeur certains produits de saison : il est possible de déguster une mousse à la pistache, garnie de prunes et de grains de grenade pour donner un peu d’acidité à la richesse du goût des pistaches, ou bien une tarte aux marrons et clémentines, un mariage de saveurs atypique qui atteint un équilibre de saveurs acides et onctueuses.

Bien que les plats que propose La Fine Mousse changent constamment, la qualité de la nourriture reste toujours à la hauteur. De cette façon, La Fine Mousse est un restaurant qui surmonte la fugacité inhérente de la nourriture, car il réussit à laisser une forte impression sur ses clients et donner envie de découvrir et redécouvrir l’adresse.

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Le Food-Market

Il y a une atmosphère un peu particulière qui se crée quand on a l’occasion de manger en plein air : c’est l’ambiance plus détendue, plus animée, plus conviviale qui est attirante, surtout quand il fait beau dehors. Avec l’arrivée du printemps, rien de tel que de profiter du beau temps en mangeant avec des amis au Food Market de Belleville, en pleine rue dans le 20e arrondissement. Une vingtaine de stands proposent des plats fraîchement préparés, avec des spécialités du monde entier. Le ceviche du Pérou, les couscous du Maroc, les Scotch Eggs de la Grande-Bretagne… il y en a pour tous les goûts et toutes les envies. Parmi les nombreux plats qui figurent sur la carte du Food-Market, même les plus difficiles pourront en trouver plusieurs qui leur plairont.

En effet, le seul défi, quand on voit tous les stands avec toutes leurs créations plus appétissantes les unes que les autres, est de devoir se limiter à une ou deux délicieuses spécialités gastronomiques. Quand on arrive au marché, on sent tout de suite tous les arômes qui donnent l’eau à la bouche, ce qui rend la décision encore plus difficile. C’est pour cela qu’il est fortement conseillé d’aller avec un grand groupe d’amis, pour qu’on puisse profiter de ce joli assortiment de nourriture. Compte tenu de la popularité du marché, il vaut mieux prendre d’abord ses places avant de chercher à manger.

Et que faut-il chercher ? Tout d’abord, sans question, les Scotch Eggs chez Baccae x Rosemary. Un classique de la cuisine anglaise, qui n’est pas forcément toujours réputée, ce plat se compose d’œufs mollets entourés de la viande hachée bien assaisonnée, panés et frits pour créer un extérieur fin et croustillant, dont la texture complète la mollesse des œufs. Pas besoin de manger avec de la sauce : les œufs sont aromatiques et goûteux sans être trop puissants, et le jaune coule pour donner une autre dimension.

Les viandes marinées à la plancha, dont du poulet, du bœuf et de l’agneau, du stand d’Agathe et Charlotte sont également succulentes et savoureuses, toujours servies avec une bonne quantité de pommes de terre écrasées. La portion n’a pas l’air extrêmement copieuse, mais elle est satisfaisante quand même : les pommes de terre sont légères avec des gros morceaux qui donnent une autre texture.

Après avoir mangé un bon plat, on peut aussi choisir parmi de nombreux desserts pour terminer en douceur. Coup de cœur : l’irrésistible mousse de lucama qui se trouve chez Mánorca Cebicheria.  Fondant dans la bouche, avec une texture incroyablement aérienne, on dirait que c’est comme si on mangeait des nuages. Le lucama, un fruit inca traditionnel, est légèrement sucré, avec un goût qui ressemble à celui d’autres fruits tropicaux comme des bananes. On peut également passer au stand de la Pastelaria Belem si on a envie de goûter des pâtisseries portugaises, dont les fameux pasteis de nata qui consiste en une farce bien crémeuse et une croûte friable avec un bon goût de beurre.

Le Food Market permet au public de se réunir en famille ou avec des amis dans une ambiance bien chaleureuse et animée. Que l’on aime déguster de nouvelles cuisines, ou que l’on préfère les classiques que l’on connaît bien, c’est toujours une bonne occasion de se régaler.

La Pâtisserie Viennoise

https://columbiaprograms.fr/blog/la-p%C3%A2tisserie-viennoise

Partie intégrante de la vie parisienne, les cafés sont parfaits pour des rendez-vous entre amis, pour de petites pauses gourmandes dans l’après-midi, ou même pour des séances d’études dans un milieu tranquille. Dans le Quartier Latin, il s’en trouve plusieurs qui donnent au quartier son charme, mais malheureusement ils ne conviennent pas très bien au petit budget d’étudiant. Que peut-on faire si on a envie de boire une bonne tasse de café ou de prendre un bon goûter sucré sans se ruiner ?

Quand on se balade dans le quartier, on pourrait être tenté par les nombreux cafés visibles sur le Boulevard Saint Germain, mais la Pâtisserie Viennoise est un joyau caché qui vaut la peine d’être découvert. Avec une ambiance animée et une grande variété de pâtisseries, on peut toujours trouver un dessert qui plaît à ses goûts. Une vingtaine de pâtisseries, affichées dans la vitrine, donnent envie de céder à la gourmandise.

Le strudel aux pommes, classique et incontournable, est bien friable et tendre, rempli des pommes fraîches et parfumées avec une touche de cannelle. La croûte tombe en morceaux, couche par couche, et révèle à la fin une farce succulente et aromatique parsemée de petits raisins secs. À manger avec une tasse du fameux café viennois, riche et onctueux, pour une expérience décadente.

Le gâteau aux carottes, moelleux et tendre, est aussi une excellente façon de se régaler quand on a une petite faim. Léger et savoureux, avec plein d’épices et un goût de citron, il n’est pas trop sucré même s’il y a du glaçage. Bien que la part soit assez grande, on n’a pas l’impression d’avoir trop mangé.

On conseille également le beigli, la tarte aux noix, le strudel au fromage blanc, et tout ce qui est avec des graines de pavot, dont le délicieux gâteau et strudel au pavot. N’importe quel dessert peut régaler les papilles.

 

BigLove Caffè

Back after a 11-month hiatus! It has been a crazy few months: after a tearful farewell to Columbia at the end of the 2015-16 academic year, I spent two months in Shanghai doing an internship before traveling around northern Europe for a couple of weeks. Then I ended up in Paris for the school year!

So here I am. I’ve recently started writing for Reid Hall’s blog, which has given me a great excuse to go out and eat at all the restaurants on my list. This is my first post!

See original article here : https://columbiaprograms.fr/blog/biglove-caffe

Pendant les journées froides d’hiver, rien de tel que de se réchauffer dans un lieu chaleureux, de bavarder et papoter avec des amis en négligeant ses devoirs pendant quelques heures. Dans le quartier du Marais, entre les 3e et le 11e arrondissements, se trouve BigLove Caffè, un restaurant italien dont l’ambiance permet à ses clients d’échapper au froid et d’imaginer qu’ils sont en vacances sous le beau soleil en Italie. Pas besoin d’acheter un billet d’avion pour voyager : le décor, dont les fruits décoratifs, les bouteilles de vin, les tables en bois et le motif bleu et blanc des assiettes, fait penser à la compagne toscane en plein été. Nouveau membre de la société Big Mamma, ayant ouvert ses portes en novembre 2016, BigLove Caffè est vite devenu le nouveau brunch tendance du moment. Ce qui est encore mieux, c’est que cela ne se limite pas au matin. On peut bien profiter d’un service continu tous les jours, de 8h jusqu’à 23h, pour manger à l’italienne.

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Pancakes

À ne pas rater : les fameux pancakes à la myrtille (9€), faits maison et servis avec un choix d’accompagnement. Que ce soit du Nutella, du caramel beurre salé ou du sirop d’érable classique, on ne peut pas se tromper là-dessus. Les pancakes, légers et aériens, fondent dans la bouche, et les myrtilles donnent un peu de douceur et de succulence en éclatant avec chaque bouchée. Le caramel beurre salé, crémeux et riche avec une touche de sel, en fait un véritable délice. Sans doute à tomber par terre.

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Oeufs Bénédicte

Un autre plat notable est les œufs Bénédicte alla fiorentina (10€), qui consiste en une brioche, des épinards, du jambon et deux œufs pochés avec une sauce béarnaise. Bien que cette variante ne se conforme pas forcément au plat traditionnel des œufs Bénédicte, il est difficile de trouver une brioche plus dense, savoureuse et moelleuse. Les épinards sont frais et juteux, leur goût sucré et leur texture agrémentant bien la brioche tendre. La sauce béarnaise, lisse comme la soie, rend le plat encore plus somptueux. Il est évident que chaque ingrédient est choisi avec soin pour créer un éventail de saveurs, une expérience culinaire tout à fait remarquable.
BigLove Caffè est l’un des rares restaurants qui se relève à la hauteur des attentes. Les portions ne sont pas énormes, mais tous les plats remplissent bien l’estomac. La bonne nourriture à prix doux, ce n’est pas toujours facile à trouver, mais ce petit restaurant a toutes les qualités que l’on pourrait rechercher dans un tel milieu.

Restaurant Week Roundup: Winter 2016

Food Blog

AKA the most wonderful time of the year! Nothing beats $25 three-course lunches and $38 three-course dinners at some of the city’s finest eateries. Bless the person(s) who came up with this game-changing concept.

But while the prices are great, the food is usually hit or miss; Restaurant Week has given me some of the most beautiful meals I’ve had in my lifetime, but I’ve also had overpriced food that has left a pretty bad taste in my mouth. With that in mind, these are the hits and misses of this winter’s Restaurant Week experience!

MISS: Anassa Taverna | Greek

For the most part, this wasn’t a terrible restaurant: the ambiance was cozy and cute and I couldn’t find much to complain about with the food. The Greek meatballs, stuffed with feta cheese and served with tomato sauce, were flavorful and hearty and tender, although I would have liked a bit more feta. The swordfish kebab was fresh with a pleasant smoky and sweet aroma, and the accompanying potatoes, leeks and shallots were all pretty well cooked; the flavors all paired well together, although a touch more acidity wouldn’t have gone amiss. The biggest problem by far was the service. We had to wait at least fifteen minutes in between each course, and while I’m all for a nice relaxing meal, this was simply too slow. Then, as the waiter brought out the desserts, he said that they had run out of the galaktoboureko that my friend and I had ordered and then plunked down two slices of walnut cake on the table instead. No warning, no apology, no giving us other options. The walnut cake wasn’t bad, but would it have killed them to at least give us a heads-up?

HIT: Fig & Olive | Mediterranean

After the disappointing lunch at Anassa, this dinner was glorious. The dining rooms were very dimly lit, which wasn’t great for photos but gave the restaurant a romantic vibe. The wait staff was incredibly friendly and helpful, pointing out some of the house specialties and favorites. I’m still fantasizing about the wonderfully garlicky and earthy truffle mushroom croquettes, with their surprisingly light, fluffy, and creamy cheesy filling contrasting perfectly with the rough and crunchy exterior. The branzino was paired with the unique flavors and textures of a fig and balsamic vinegar, fresh crunchy snow peas, and a candied figs. For dessert I got another unique concoction of chestnut mousse with a walnut meringue on top of a cherry sorbet and Amarena cherry coulis. The mousse was unreal in its lightness; it just dissolved in the mouth like a dream, leaving nothing behind but a desire to recapture that sensation with another bite. However, I didn’t feel that the flavors of the chestnut paired particularly well with the cherries; I mean, the mousse was perfection by itself, so why mess with it?

HIT: La Masseria | Italian

I have to wonder why I hadn’t heard of this charming place near Times Square before now; it deserves more attention in the food world. Their stuffed mozzarella is to die for, with its beautiful creamy yet slightly chewy texture, and the olive oil drizzled on top is absolutely heavenly. I was impressed by how well they managed to cook the chicken breast! It was tender and flavorful, and though it did get tough at the end, overall I enjoyed it. The vegetables on the side were also a delight to the tastebuds. I rounded off the massive meal with two scoops of a nice refreshing and light lemon sorbet. Besides the mozzarella, nothing was life-changing, but the food was as good as you’ll get in any restaurant in Italy. You definitely get a pretty nice bang for your buck.

HIT: Nobu New York | Japanese

Returned to my favorite Japanese restaurant in the city after a fantastic experience last year at Nobu Next Door! Slightly different menu, but same damn high quality. I was once again able to enjoy the sashimi salad with the special Matsuhisa dressing; definitely as good as I remember. The Arctic char was seared to perfection, with a beautiful crispy skin and a tender flesh, and the crispy spinach and garlic added another layer of fragrance, flavor and light crunch. However, the dish could have used a bit more sweetness to balance out the salty soy sauce and the sour yuzu. The highlight of the meal, though, was definitely the pear and almond tart with a ginger cream. You can never go wrong with a classic pear and almond tart, but the addition of the ginger cream gave Nobu’s version an additional complex harmony of sweet and spicy. And the candied almonds on top were absolutely brilliant! I think I might cry if I don’t get to eat this again.

HIT: ABC Kitchen | American

I’ll admit that I was pretty hesitant about trying another of Jean-Georges Vongerichten’s restaurants after the debacle at Nougatine last year, but I was still willing to give ABC Kitchen a shot. Definitely glad I did. Upon entering, I was immediately charmed by the adorable quaint décor that reminded me of a Victorian era British tea parlor. Service was impeccable and the food was delicious. While we weren’t able to try everything on their Restaurant Week menu, as they had run out of the raviolo and the shrimp salad, everything that made its way to our table was fresh and high quality. Loved the sashimi salad, the portobello mushroom burger, and the Brussels sprouts, but the desserts were by far the most memorable. The almond cake was stunning in its simplicity and had a beautiful nutty and floral flavor that was surprisingly perfect with the green apple sorbet. The salted caramel sundae definitely stole the show; it is one of the sexiest things I have ever eaten. The beautiful rich caramel flavors with the decadent chocolate fudge and the mind-blowing kettle corn and the crunchy peanuts… you know what, I won’t even bother trying to describe it, as no words could do it justice.

HIT: Bar Boulud | French

Technically they weren’t serving the official Restaurant Week menu when I went here with a friend for Sunday brunch, but the prix fixe brunch menu was fairly similar to the Restaurant Week menu. And even at $32 for a three-course meal, considering the sheer quantity and quality of food they provided, I felt like the price was definitely reasonable. The pâté grand-mère was rich and flavorful without being too heavy and was paired with a beautiful mustard, the mushroom ravioli were unreal, and the desserts were simply fantastic. Still dreaming about the ethereally light yet decadent île flottante; special shoutout to the pastry team for whipping up a perfect crème anglaise. I can definitely see why Daniel Boulud has been so successful.

HIT: Scarpetta | Italian

Finally. FINALLY. After waiting for what feels like months for the opportunity to try Scarpetta, a friend and I were able to snag one of the last Restaurant Week reservations here! The bread basket, paired with an olive oil, an eggplant purée, and a mascarpone cheese, was just heavenly. We loved it so much that we got two 😀 Appetizers were also delicious; the polenta with mushrooms was pretty much perfection, and the chestnut soup was bold and unique. Their famously photogenic spaghetti with tomato sauce and basil was unfortunately underwhelming; it was nice and comforting but far from mind-blowing or life-changing. The branzino was better; the sear was crispy and fragrant, though overall I could have used a bit more flavor in the meat of the fish. The desserts were definitely a great way to end the meal. The olive oil cake was beautifully tender, moist and flavorful, and I absolutely loved it with the cream and the unique blood orange sorbet. And I fell in love with the coconut panna cotta, with its über soft and creamy texture and rich flavors. Truly a lovely experience here.

Now that Restaurant Week is over, I guess I’ll have to get used to having one-course meals again… Oh well, there are many fates worse than that. Overall I was quite pleased with most of these restaurants. Would I be willing to pay for a full price non-Restaurant Week lunch or dinner at any of them? Hard to say. But I’m really grateful for the opportunity to enjoy all of this food. All I have to do is survive until the next time Restaurant Week rolls around!

Balthazar

Hooray for the end of yet another semester of college!! It has been a memorable one with lots of great times with even better people, and not surprisingly for me, a lot of those great times involved eating (or preparing) amazing food.

But of course there were some not-so-bright moments as well. I’m pretty sure that this past reading week was the most intense one I’ve experienced so far, since the semester was technically supposed to end two days before Christmas but most professors pushed up their finals to the week before they were supposed to be scheduled so there was basically no time to prepare or study. I mean, I’m pretty sure that plenty of people had it much worse than I did, but I’ve still earned the right to be relieved that it’s all over right?

But me being me, I made it a point to go out to eat at least once during reading week. My favorite gals from my French class second semester freshman year (can’t say last semester anymore) and I had been talking about going to Balthazar since February, and we finally did about ten months later! Shoutout to Margaryta, Kylie and Sara for being the absolute best!

Yup, nothing says basic b•tch New Yorker like brunching at Balthazar. But I was careful not to allow my expectations to get too high since I’ve been disappointed too often in the past after eating at so-called amazing restaurants; Sarabeth’s definitely comes to mind. But I gotta say, pretty much everything we ordered was on point.

We started with a steak tartare and a goat cheese and caramelized onion tart to share. The tartare was seasoned well and was pretty tender, but I wasn’t wild about it; for some reason the beef didn’t taste extremely fresh. But the tart was phenomenal. I mean, it’s hard to go wrong with such a classic combination, but I loved the rich creamy, smooth and thick texture and sour tang of the goat cheese paired with the fragrant sweet onions. There was some olive paste on the side, which added an extra acidity and complex earthiness to prevent the cheese from being too heavy.

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Steak Tartare
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Caramelized Onion and Goat Cheese Tart

After what felt like hours, our main courses finally arrived! Sara and I split a duck confit and a beef stroganoff, both of which were ridiculous. The beef was incredibly tender with a perfect fat-to-meat ratio; it wasn’t too stringy but still had enough structure. The broth was hearty, comforting and incredibly flavorful, and the broad egg noodles were fun to slurp. There was plenty of sauce left over in the bowl after I finished my half, but thankfully there was a huge basket of bread that was perfect for sopping up the leftover juices. Carb overload!

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Beef Stroganoff

I had been craving a nice duck confit for a while, and Balthazar’s rendition of the classic French dish was richly satisfying. The meat was fall-off-the-bone tender with a slight fragrant crisp on the exterior, and I loved the flavor of the pearl onions and roasted potatoes that accompanied the dish. Duck confit is invariably made with a ridiculous amount of duck fat (how else would it be so delicious?), but it didn’t taste too oily or greasy at all. Another super hearty and delicious plate to make the tastebuds happy.

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Duck Confit

This indulgent meal at Balthazar was just what I needed to get me through a rough end to the semester; each dish seemed to be giving me a warm hug, and miraculously my tears from crying about finals didn’t ruin the textures. The food brought back great memories of eating at bistros in Paris and made me look forward to a year abroad! While nothing was life-changing, everything was done extremely well. Prices were steep, but definitely worth it; I can say that Balthazar has earned its great reputation.

Rating: 4.5/5 spoons

Hundred Acres

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In which I go to brunch downtown and eat all sorts of fantastic food instead of studying for my midterm (because food>school, obviously).

Hundred Acres is another one of those New York restaurants that has a wonderful reputation; everyone who goes there inevitably raves about it. So true to form, the best food buddy Cindy and I decided that we would just drop everything else and catch up over a nice meal there on Sunday. I certainly thought that ceding to the appetitive part of the soul was necessary to understand Plato and his conception of self-control and virtue.

Paltry excuses aside, I really did feel like I needed to take a brunch break (though let’s be real; I could always use a brunch break). This was one of the cutest little restaurants in the cutest little neighborhood; I adored the fall-themed decorations and the comfortable dining space. Everything was cleanly and elegantly arranged yet still pretty casual and fun.

Having made a reservation, we were seated as soon as we got there, which was great because they were already booked to capacity and we would have had to wait at least an hour otherwise. Because we were in a self-indulgent mood (having been reading about Plato and the appetites), we sprang for the chicken liver toast ($10) followed by their baked eggs in a tomato stew ($14) and their famous goat cheese and sage bread pudding ($16).

Oh, what a glorious meal.

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The toast was piled high with chunky and tender chicken liver flavored with onions and garlic, and it was incredible how well-balanced everything felt. While the liver was creamy and rich, it wasn’t so fatty that it felt overwhelming (thinking about foie gras), mostly because there was a perfect ratio of topping to bread. The bits of sour pickled beets and fragrant fried onion crisps made for a truly luscious dish.

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Then there was the baked egg dish, which reminded me of a shakshuka. Intense tomato flavor and beautifully poached eggs, but I wish they had provided more than the single tiny slice of toast to sop up the whole thing. There was just so much intensity that it needed something to ease the sudden assault on the tastebuds. It wasn’t bad, but nothing incredibly special either.

But the sage and goat cheese bread pudding. Oh. My. God.

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There are few times I will say that something is life-changing; besides Nobu, Obicà and Jack’s Wife Freda, very little has blown my mind and completely made me rethink everything I know about food. But this dish was life-changing. The bread was gloriously soft and tender and moist with a sinfully rich butteriness that paired perfectly with the aromatic sage and creamy goat cheese, and the yolk porn from the poached eggs was real. The dish had an interesting duality of sweet and savory that intrigued and tantalized more than confused the tastebuds,  and the spinach provided a nice freshness to balance out the richness of the rest of the dish. The result was one of the most decadent brunch dishes I’ve had the privilege of eating. I think I’m going to have fantasies about this bread pudding for a very long time.

Portion sizes weren’t the biggest, but we were more than satisfied by the end of our meal. I’ll definitely be looking for any excuse to return for that bread pudding.

Rating: Overall 4.5/5 spoons, but the bread pudding gets an extra spoon 🙂